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mercredi 27 décembre 2006
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Création d’une école d’alpinisme à Lhassa

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Création d’une école d’alpinisme à Lhassa

Depuis l’ouverture du Tibet sur le monde il y a 20 ans, le plus fabuleux des massifs montagneux est visité chaque année par de très nombreux touristes venus des quatre coins de la planète. Malgré une croissance constante de cette fréquentation, la région reste parmi les plus pauvres du monde. Ayant réalisé que leurs montagnes pourraient devenir une ressource pour changer et améliorer leur existance, des Tibétains ont pris l’initiative de créer une école de formation aux métiers de la montagne.

Cette école est fondée à Lhassa en mars 1999 avec l’accord de la Tibetan Mountaineering Association of China (CTMA). Elle devient la première école professionnelle permanente « d’alpinisme » de tout l’Himalaya. Les étudiants âgés de 16 à 24 ans sont issus de familles paysannes des hauts villages du secteur de l’Everest. Ils apprennent leur future métier dans des locaux sommaires avec des cours périodiques d’anglais, de culture physique, de techniques de montagne et d’escalade, de préservation de l’environnement. Plusieurs d’entre eux ont atteint leurs premiers sommets de plus de 8000 mètres au cours d’entraînements pratiques dans des expéditions étrangères.

Dès la création de cette école, nous avons souhaiter répondre favorablement à la demande d’assistance par la Tibetan Mountaineering Association of China et apporter nos compétences françaises reconnues dans ce domaine bien au delà de nos frontières. L’ambition à terme est de permettre à ces jeunes Tibétains de pouvoir vivre de leurs montagnes et du tourisme qui s’y développe, et de devenir les premiers guides de haute montagne himalayens reconnus par la communauté internationale UIAGM (Union Internationale des Associations d’Alpinisme). Les missions de la FFME (Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade) ne se limitent pas uniquement à un apport technique et matériel -1,5 tonne de collecte d’équipement ont été affrétés depuis Chamonix. Elles permettent aussi d’influer dans un développement durable d’une part de cette école et d’autre part d’un environnement sportif et professionnel favorable pour ces futurs guides d’expéditions avec à terme des retombées pour le plus grand nombre de locaux.

Nous avons basé notre décision d’implication dans ce projet sur les quelques réflexions suivantes :

  • les bénéficiaires de cette assistance sont les Tibétains,
  • ce projet a été crée et est géré par les Tibétains eux-mêmes
  • les Tibétains sont impliqués à tous les stades du projet,
  • cette formation concernes une strate de la population vitale pour le Tibet, les jeunes,
  • cette formation contribue aussi à une prise de conscience locale pour la préservation du patrimoine naturel extraordinaire qu’est l’Himalaya,
  • elle tend enfin à ancrer ces jeunes sur leurs terres et leurs montagnes pour qu’ils puissent travailler et vivre mieux.

Un terrain de jeu immense et idéal pour le métier de guide Situé à Lhassa, « capitale » du Tibet, l’école se trouve à 1/4 d’heure à peine de vastes champs de blocs de granit - qui n’ont rien à envier à Fontainebleau - et de falaises à l’escalade variée et d’une hauteur allant jusqu’à 300m. Des routes alentours ont été macadamisées et donnent accès en 1h à des massifs montagneux et glaciaires dont des sommets culminent à 7000m. L’environnement est donc parfaitement adaptable à une formation complète aux métiers de l’alpinisme.

Si le rôle traditionnel d’un guide alpin conduisant son client n’est pas transposable à des altitudes extrêmes de 8000m, il peut l’être sur des sommets de 6 voire 7000m. Aussi, il est tout à fait envisageable, en fonction également des évolutions politiques locales, qu’un guide tibétain puisse dans l’avenir mener par exemple son client occidental sur les cimes ou les falaises proches de Lhassa comme celà se pratique à Chamonix et au Mont Blanc.

2001, une année « tremplin » Le gouvernement de Lhassa s’engage à prendre en charge la construction d’un bâtiment définitif en 2002 et 2003.

Une délégation de l’Ambassade de France en Chine rend visite à l’école.

Durant l’assistance technique par la FFME, plusieurs sites d’entraînement sont équipés autour de Lhassa. Les « aspirant-guides » tibétains apprennent à encadrer et initier à l’escalade d’autres étudiants et tout particulièrement des « non-voyants ». Ils guident aussi leurs premiers « clients » sur un sommets de 6500m d’altitude. Les meilleurs d’entre eux ont acquis un bon niveau technique et un sens des responsabilités professionnelles. Une coopération plus intensive est décidée pour les années à venir et un contrat signé avec le Bureau des sports et de la culture physique. Des financements pour l’ensemble des points de cet accord sont trouvés dès janvier 2002.

  • 6 mois par an (octobre 02 à avril 03) de présence d’un instructeur français à Lhassa pour enseigner le métier de guide et le français. C’est la première implantation d’un poste francophone au Tibet ;
  • 3 mois par an (octobre à décembre) pour un second guide de haute montagne en assistance Technique (*3) ;
  • 1 ou 2 mois par an (juillet à août) à Chamonix pour des élèves tibétains pour un complément de formation ;
  • 6 mois d’apprentissage du français en 2002 pour 2 Tibétains à l’Alliance Française à Pékin. Le meilleur sera admis en France avec une prise en charge complète dans une école de Lyon spécialisée dans l’assistance internationale pour des études de logisticien et de gestionnaire de projets de développement.

Une ouverture aux régions voisines est décidée pour la seconde promotion qui prendra pied dans l’école au printemps 2002. 10 jeunes du Tibet et 5 Tibétains du Qinghai seront sélectionnés pour les 2 ans à venir. L’opportunité d’une mixité est évoquée pour l’avenir.

Une autonomie financière est envisagée avec le projet de création d’une agence d’expédition qui réservera 60% des bénéfices à l’école. Les 40% de participations restantes sont pour la CTMA et le TMT (Tibetan Mountaineering Team), également employeurs potentiels des élèves sortants.

Les objectifs pour 2005 permettre aux meilleurs élèves de devenir les premiers guides de haute montagne himalayens reconnus et parlant tibétain, chinois, français et accessoirement anglais (le français étant devenu leur première langue étrangère). Ils seront les instructeurs pour les promotions suivantes ;

organiser une formation avec la délivrance d’un diplôme reconnu et un environnement professionnel répondant aux besoins himalayens et correspondant aux exigences (hors ski *4) de la plate forme internationale UIAGM. Déposer une candidature d’adhésion dans cette organisme international ;

développer les opportunités d’autres coopérations françaises et notamment en matière de francophonie.

Conclusion En apportant le soutien demandé par cette école conçue et gérée par les bénéficiaires eux-mêmes, dans un environnement difficile à tout point de vue, nous les aidons à notre manière dans leur développement et leur émancipation avec ce que nous savons faire : la montagne, l’escalade et les activités qui s’y rapportent.

Les artisans de l’école de l’assistance française Nima Tsering : initiateur et responsable de cette école, ancien membre de l’équipe tibétaine de tir à l’arc, himalayiste, 8500m sur l’Everest, officier de liaison à la CTMA pour les expéditions, fondateur du premier magasin d’équipement d’alpinisme à Lhassa.

Nawang Tashi, Tashi Tseri, Nawa, Pamba Tundju, Wangching, Nawang Tseri : les six meilleurs des 20 élèves de l’école. Ils sont destinés à poursuivre une formation intensive et à devenir les instructeurs tibétains. Ils sont tous issus de Tingri ou de Nelam.

Mei Huang : enseignante d’anglais, chinoise américaine, a achevé son contrat en 2001 et doit être remplacée.

Serge Koenig : initiateur et responsable de la coopération française, guide de haute montagne à la Compagnie de Chamonix, membre du bureau directeur et responsable aux relations internationales de la FFME, professeur d’alpinisme à l’ENSA pour la formation des guides en France, 20 ans de pratique du Tibet et de la Chine, habitué de l’Himalaya, six fois 8000m, le sommet de l’Everest à 8848m...)

Olivier Balma, Franck Plenier, Christophe Boloyan : instructeurs français périodiquement à Lhassa, guides de haute montagne, alpinistes et grimpeurs de haut niveau, secouristes.

Hans Schallenberger : mécène et conseiller de l’école, industriel suisse de Hong Kong, depuis 30 ans en Asie.

Pour en savoir plus Contactez Aline Sauvajon - Club Montagne-Entreprise FFME 8-10 quai de la Marne 75019 Paris Mail : a.sauvajon ffme.fr

Annexes *1 Faute de moyens et d’établissements spécialisés permanents, il n’existe aucun guide de haute montagne parmi les populations des pays himalayens. Même les Sherpas népalais que nous soutenons dans leur développement depuis 20 ans n’ont pas accédé à la qualification requise par manque de continuité dans la formation et d’organisation locale de la profession. L’initiative locale à Lhassa peut permettre de sortir sur la scène internationale les premiers guides himalayens reconnus.

*2 Liwaco Overseas de HK , Ozark out door gear de Pékin, les cordes Beal, les matériels Simond et Petzl, les chaussures Salomon et Adidas, les perforateurs Hilti... 1 tonne 5 de matériels au total ont été collectés et affrétés sur l’école.

*3 l’apport est une formation inspirée des formations professionnelles françaises et adaptée à l’environnement himalayen. Elle s’inscrit en complément à une formation de base (langues, histoire, géographie, EPS, administration et législation locale, gestion d’expédition etc...) dispensée de manière permanente par des enseignants locaux. Notre apport concerne :

  • les techniques de l’escalade sportive en rocher, glace, neige
  • les techniques de l’alpinisme
  • les techniques d’équipement de sites d’entraînement
  • les méthodes d’entraînement
  • la connaissance et l’utilisation des équipements
  • la sécurité et la responsabilité
  • les techniques de secours avec des connaissances de médecine d’urgence
  • l’encadrement et la pédagogie
  • la physiologie de l’altitude
  • l’écosystème et la protection de l’environnement
  • l’orientation et la cartographie
  • les connaissances générales : la nivologie, la glaciologie, la météorologie, les dangers de la montagne...

*4 La Commission de réflexion (sous la présidence française) de l’Union Internationale des Associations de Guides de Montagne (UIAGM) a mis à l’ordre du jour une adaptation des critères d’accession et des standards internationaux de la qualification de guide de haute montagne aux pays en voie de développement, dont ceux de l’Himalaya, et qui n’ont entre autre pas de tradition de ski.

Dossier préparé par Serge Koenig

www.ffme.fr > l’actualité

Voir en ligne : spip.php?site0

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