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mardi 28 novembre 2006
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-

Concept de sport plein air 3E : Educatif, Environnemental, Economiquement solidaire –

Auteurs

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[*[|[(Le concept de sport « de plein air nature » (« PAN »)
3E : Educatif, Environnemental, Economiquement solidaire )]|]*]


MOTIVATION ET CONTEXTE :

Jean-Claude Debolt, chercheur en économie solidaire.

Au cours d’une mission au Secrétariat d’Etat à l’Economie Solidaire (2000 à 2002), chargé de détecter et accompagner les initiatives innovantes, les réponses à 3 appels à projets « Dynamiques Solidaires » ont révélé un type d’expériences sportives appliquées à conjuguer une démarche éducative et citoyenne avec une portée environnementale. En outre, elles étaient porteuses d’emplois à créer ou à soutenir dans le domaine sportif, ouvrant celui-ci à des activités transversales, susceptibles de déboucher sur de nouveaux métiers, à doter de formations spécifiques.
C’est la conjugaison de ces 3 dimensions, réitérée dans un nombre significatif de projets, qui a appelé de notre part la constitution d’un suivi sur ces actions, tout en nous attachant à les spécifier dans leur émergence, novatrice par rapport au secteur déjà largement organisé d’un « sport nature » avec lequel il convient de les rapprocher, de les associer.
La montée en puissance d’une perspective de développement durable, liée aux besoins d’apporter des solutions nouvelles pour des territoires ruraux et urbains en difficulté, offre des opportunités à saisir pour que des activités sportives favorisant à la fois le lien social, l’entretien des espaces et les créations d’emplois, fassent l’objet d’un traitement particulier, réunissant les instances sportives, les acteurs engagés dans ce type d’APS, et les pouvoirs publics.
La tenue des 4° Assises Nationales du Développement Durable montre nettement que les organisateurs d’un Atelier sur les Agendas 21 du Sport, ainsi que les participants, sont disponibles pour initier et accompagner un travail sur cette thématique, visant à la structurer en une filière intégrée aux mesures à adopter sur le développement durable.

POINT 1 - Référents pour une modélisation : explicitation des critères constitutifs d’un type générique et transposable à un ensemble d’APS de plein air

Il nous semble d’abord approprié de raisonner d’abord sur l’expérience du golf éducatif, qui a inspiré les composantes constitutives d’un concept qui convient à une gamme de sports « de plein air nature » : aux « 3E » s’ajoutent éventuellement deux facteurs conférant une valeur ajoutée, que sont les liens avec d’autres APS en milieu extérieur ou naturel et l’opportunité de conjuguer une pratique massive désintéressée avec une utilité de pépinière pour détecter des champions.
Ensuite, notre tâche d’accompagnement nous a amené à collecter des références en grand nombre sur des réalisations novatrices et émergeantes qui répondaient aux critères explicités sur le golf éducatif : nous fournissons un échantillonnage d’exemples, vérifiant que ces APS de différents domaines correspondent au concept « 3E ». Le souci d’une classification opérationnelle introduit une subdivision dans cette base de données, laquelle justifie de soumettre le concept à une demande de prise en charge par l’Atelier : à l’appui des disciplines sportives déjà rassemblées en « sport nature », nous explicitons quels sports de « plein air nature » sont à rendre lisibles et visibles pour initier autour d’eux un suivi analogue à l’existant. Le Point 2 se chargera de spécifier en quoi le soutien apporté à ce second ensemble contribue à intégrer le premier à une perspective de développement durable.

Le golf éducatif joue le rôle d’un de prototype : il a contribué à engager une modélisation, conçue de manière à s’appliquer souplement à toute la gamme de sports qui se pratiquent en plein – air, dans des milieux naturels. Non seulement un même concept peut alors les rassembler tout en concernant des environnements très diversifiés (forêt, montagne, littoral, lacs et rivières) ; mais leur déroulement couvre toutes les saisons, de telle sorte que leur harmonisation dans un label commun se prête à des transferts ou des échanges capables de fournir des offres de loisirs, de tourisme, et d’activité économique sur toute l’année.

Le golf éducatif, à la fois original et propre à inspirer une créativité dans des sports similaires :

3E, plus d’autres éléments de valeur ajoutée : Ayant découvert ce golf particulier à l’occasion d’une émission de Canal Plus (« Un monde de brutes »), il appartenait à ma mission d’accompagnement d’établir un suivi de l’association (AGE : Association pour le Golf Educatif, puis ADGE, « Association pour le développement du Golf Educatif ») qui l’avait initié et en assurait la promotion et la diffusion.
Le golf éducatif se base sur un matériel spécial, très allégé, qui permet de pratiquer le golf en tous endroits : du terrain de basket, avec des enfants de maternelle, jusqu’à des espaces verts citadins, en passant par des zones en friche qu’il se propose de revaloriser. L’équipement ainsi que la méthode d’initiation autorisent une mixité maximale des participants : garçons et filles, de tous âges, handicapés avec non handicapés… De plus, ne nécessitant pas de parcours doté de gazon, mais étant jouable sur des sols et des reliefs de toutes natures, il est conçu pour réunir les pratiquants dans la construction même de leur terrain et des installations.
De sportive, cette activité s’élargit en lieu éducatif citoyen et en aménagement convivial de territoire. Entre 1990 et 2000, il s’est implanté avec succès dans des banlieues et des bourgs ruraux, parvenant, entre autres, à rapprocher les polices municipales des adolescents scolarisés, en même temps qu’il amenait quelques jeunes à des résultats notables dans des compétitions FFG. Enfin, on notera le besoin de produire un matériel propre (balles et clubs), qui appelle de mobiliser des créations d’entreprises à portée solidaire, eu égard au recours à un recyclage de pneus usagés, bénéficiant à l’environnement.

Bilan : praticable avec tous, pour revitaliser le lien social ; efficace pour tous, pour restaurer une confiance en soi ; réalisable partout, pour réhabiliter des espaces à l’abandon ; utile à tous, par un apport de matériels inédits à produire, créant des emplois ; associable à tout, par des prolongements vers d’autres activités de plein air ; convenant à tout objectif, aussi bien personnel que social par la démocratisation de ce sport, et que fédératif en ce qu’il crée un réservoir pour repérer des futurs champions du golf traditionnel. Cet ensemble d’apports sert ainsi de modèle afin de les retrouver dans les sports analogues : chacun se promeut en promouvant les autres, autour du respect entre personnes et de la responsabilité collective

Accompagner un développement : Une première coopération entre le Secrétariat d’Etat et la ville des Mureaux qui accueillait ce golf parmi ses loisirs sportifs, s’est prolongée par la participation de la Ligue de l’Enseignement, intéressée à relayer les quelques 40 implantations locales qui s’étaient effectuées, entre 1990 et 2000, ailleurs qu’aux Mureaux. L’USEP a ouvert un poste d’animateur national – coordinateur, chargé de mettre en application une convention avec le Ministère de l’Education Nationale, établissant la formation continue de 20 000 profs d’EPS à cette discipline éducative.
D ‘autre part, la ville de Saumur a conclu un partenariat, de 2002 à 2004, dans l’intention d’installer un premier Centre de Formation. Si les relais ont été insuffisants pour faire aboutir ce projet, il demeure d’actualité : au vu du succès rencontré par la continuation des promotions, il est devenu indispensable d’édifier un, voire plusieurs, lieu(x) destinés à recevoir des stagiaires, qu’ils soient enseignants en EPS, par les PAF, ou qu’ils proviennent de collectivités, par les OMS ou autres schémas locaux d’animation.
Aujourd’hui, la Fédération Française de Golf a relayé les fondateurs associatifs au sein de la Ligue de l’Enseignement et auprès de l’USEP, prenant une part active à l’implantation généralisée de ce sport inédit, en milieu scolaire et sur des territoires de collectivités.
La coopération de la FFG marque la présence d’un critère supplémentaire servant à caractériser le concept de sport « plein air nature » 3E : concilier un exercice en masse et comme loisir éducatif, social et environnemental, avec le rôle de détecter des joueurs brillants, aptes à s’engager dans une carrière de haut niveau, en amateur ou en professionnel.

Poursuite de prospections en direction d’activités de même type : établir un corpus faisant apparaître des axes d’intervention à prévoir et préparer

Des rencontres avec d’autres expériences apparentées à ce modèle initial, et situées dans divers domaines sportifs, nous confortent dans le projet de rechercher systématiquement des convergences entre initiatives de plein air qui présentent une triple qualification : inscrire l’éducation physique et sportive dans une éducation populaire, formatrice en conduites citoyennes et fraternelles ; relier des activités en milieu naturel à un développement local écologique et durable ; et ouvrir à des créations d’emplois et d’entreprises vouées à produire des matériels, à diversifier une offre de tourisme de proximité, à valoriser des terroirs, à rapprocher des populations, des âges, etc.
Exemples :
- pratiquer le deltaplane tout en entretenant une falaise, à l’aide de randonnées et de l’escalade, qui se prolongent en constitution d’arboretum et d’expositions, d’animations pédagogiques ;
- parmi les nombreuses activités équestres : mutualiser les moyens de structures qui se consacrent à l’élevage et au dressage de chevaux, afin d’organiser des raids ou rallyes équestres permettant la découverte de milieux ; développer des stages de formation sur une éducation de jeunes chevaux ou une rééducation des chevaux devenus rétifs, en utilisant une méthode "naturelle", en proposant des prestations dans l’entreprise ou des interventions au domicile des propriétaires ; gérer une ferme pédagogique incluant le sport équestre et faisant découvrir le milieu rural (Ce type de structure associative se situant hors d’une appartenance à la Fédération : on verra en quoi cette particularité motive de proposer un accompagnement pour un sport « plein air nature » qui soit à conjuguer avec les programmes existants sur un « sport nature » qui s’adresse en priorité aux organismes fédératifs du sport) ;
- élargir l’élevage ovin à l’entretien de chemins sur les parcours de pâture, pour accueillir des randonnées, pédestres et cyclistes ;
- utiliser les sorties en ULM à des reportages photographiques portant sur des paysages et des ressources patrimoniales à valoriser ;
- développer un service d’initiation et de formation au Sky Fly, qui inclue aussi bien le grand public que des personnes souffrant d’un handicap physique, en leur facilitant l’accès à ce nouveau sport ;
- créer une dynamique de développement local à l’aide d’activités de pleine nature, la basant sur la restauration du canoë à voile, particulièrement propice à être pratiqué par tous et à faire apprécier l’environnement du fleuve Loire ;
- faire accéder les jeunes de banlieue à la pratique du cyclisme, particulièrement le VTT en pleine nature, par des camps itinérants organisés pendant les vacances scolaires ;
- permettre aux enfants et adultes handicapés et notamment aux autistes, par des animations aquatiques, de découvrir le patrimoine marin au travers d’un parcours ludique.

Depuis juin 2002, l’association Cheminements a entrepris de construire une base de données qui classifie les innovations à portée sociale, économique, culturelle, en les répartissant sur 30 champs d’activités, parmi lesquels figure celui de « culture, loisirs, sports ». Ces références sont traitées par une méthodologie d’analyse mise au point avec le laboratoire du GREGUM (Groupe de Recherche en Géographie sociale de l’Université du Maine) où Jean-Claude Diébolt est chercheur associé. Il ressort de cette stratégie documentaire adossée à des études sur leurs caractéristiques, un travail de mises en relation, allant du suivi des projets à des coopérations avec des réseaux d’innovateurs (des « Carnets de Route »), en passant par des accompagnements ponctuels et des services mutuels à se rendre.
C’est la préparation de l’un de ces Carnets de Route, au vu du gisement que représentent les APS de « plein air nature », et leur traitement en concept formalisable, qui entraîné notre participation à l’Atelier ANDD (Carnet de Route déployé à partir de « Sports sans frontières » contacté à cet effet). En effet, suite à quatre années de collectage systématique sur des initiatives de « plein air nature » 3E à accompagner, l’on dispose de plusieurs dizaines de milliers de cas possibles sur des acteurs organisés. Ils se répartissent en deux grands sous – ensembles :

Le premier regroupe des initiatives consacrées à l’un des domaines sportifs où existent des instances de régulation et de coordination fédérales.
Il s’agit, essentiellement, des sports suivants, réglementés et intégrés à des fédérations dont les licenciés se livrent à des compétitions : sports nautiques et subaquatiques ; sports équestres ; cyclisme, cyclotourisme, VTT ; montagne et escalade ; kayak ; roller et sports de glisse ; ski alpin et ski de fond ; randonnée pédestre ; sports aériens, avec vol à voile et parachutisme…
Ces pratiques sportives ne cessent de se subdiviser en disciplines diversifiées, émergentes : par exemple, le ROLLER STREET HOCKEY ; le BMX…
En ces domaines est mise en place une dynamique institutionnelle de structuration, qui a donné lieu, depuis 2000, à des lois, à l’avènement de cadres organisés de développement, tels le CNAP, le CNESI, etc.

En revanche, un second groupement porte sur des structures non affiliées, appartenant à un associatif indépendant, soit d’action locale, soit intégré à des réseaux autres que ceux du monde sportif réglementé, à savoir ceux qui articulent du sport à l’éducation populaire, à l’environnement, et à des dynamiques territorialisées d’économie solidaire.

Nous consacrons le Point 2 qui suit à montrer que notre concept, en offrant une perspective unifiante pour ces activités et modalités d’organisation dispersées ou parallèles, met en lumière leur capacité d’intégrer le mouvement sportif dans un développement durable et solidaire, plus pleinement encore que par le programme initié pour les disciplines fédératives.
Avant d’examiner les « 3E » d’un sportif associatif qui facilite l’inscription des sports fédératifs dans le développement durable, nous présentons un listing (non exhaustif !) des secteurs d’activités qui rassemblent une quantité suffisante d’acteurs et de structures, susceptibles d’être questionnés sur des perspectives d’accompagnement et de développement.
- Les actions qui se chargent de lier le sport à des milieux scolarisés : elles se situent dans la ligne de l’USEP, ainsi que divers projets pédagogiques intéressant les Fédérations, par exemple " Un Chemin, une école ", porté par la FFRP. Nous sommes à même d’enquêter sur les initiatives associatives qui s’efforcent d’améliorer la participation des institutions scolaires à des APS, dans une optique citoyenne qui allie l’éducatif avec le respect des environnements : dans cet ordre d’idées, une veille que nous avons ébauchée et qui reste à approfondir, s’applique aux diverses formes de Contrats Jeunesse et Sports, tels qu’ils ont été lancés dans le cadre des Contrats Educatifs Locaux, des Projets Educatifs Locaux. Les bilans qui en sont tirés sont à relier à ceux des CLAS (Contrats Locaux d’Accompagnement Scolaire), des CLAI (Contrats Locaux pour l’Accueil et l’Intégration)…
- Les lieux et circuits de randonnées à vocation touristique patrimoniale : elles concernent le milieu des associations de loisirs et de tourisme équestre, incluant les roulottes, la quantité croissante d’animations qui font appel aux ânes, etc.
- Les arts du cirque : incluant l’équestre, le gymnique, etc., ils représentent une source importante, très appréciée, de loisirs sportifs qui éveillent aux animaux, aux cultures étrangères. Très prisées, de nombreuses associations initient les enfants (y compris handicapés) et les adultes aux arts du cirque.
- Sports autour de la culture médiévale, auxquels associer les manifestations qui valorisent des jeux sportifs locaux traditionnels : Cas particulier d’un tourisme patrimonial, mais recourant à d’autres sports que la randonné (escrime, arc, cheval, voltige équestre, etc.), ces actions de valorisations, outre leur ouverture au grand public, se prolongent souvent en animations avec des classes - découvertes et en séjours de vacances sur les thèmes complémentaires de la Ferme, du Moyen-Age et de la Nature (cas de gîtes d’étape pour les randonneurs, tout en assurant une petite production agricole).
Les jeux traditionnels locaux (joutes fluviales, pelote, force basque, etc…) ne sont pas à négliger en tant que sportifs : ils donnent l’occasion d’investir les manifestations festives locales (dont à l’échelle européenne et internationale par les comités de jumelage)
- Les randonnées dites « arboricoles » : Ce modèle déjà répandu et visible développe un nouveau tourisme écologique centré sur la découverte des arbres. En faisant partager cette découverte de la canopée au plus grand nombre, notamment à des publics défavorisés, s’organisent des événements et des spectacles dans et autour des arbres.
- Les associations multisportives : leur caractère de globalisation des offres d’ateliers se prête à des opérations d’échanges, de transversalité, propices à orienter le sportif vers l’environnemental.
- La liaison entre sport et culturel : à l’exemple des Rando Challenges de la FFRP, on rencontre de nombreuses associations qui ne dissocient pas les actions de plein air à dimension sportive, d’explorations culturelles visant à traiter de l’environnement et de ses valorisations. L’association entre activités sportives et culturelles, très souvent revendiquée, offre l’opportunité de développer mutuellement ces deux champs d’actions ; la dimension culturelle ouvrant sur des préoccupations environnementales et sociétales. En outre, la constitution de pôles culturels – sportifs mobilise des espaces de loisirs propices à une mise en valeur économique qui caractérise notre concept de sport « plein – air nature » : bases, centres, parcs…
- Le sport pratiqué dans l’optique et dans le cadre d’une éducation populaire : il est plus précisément évoqué dans le Point 2 qui suit, engageant de gros réseaux à rencontrer sur ce concept. S’y joindrait un sport motivé par la recherche d’un bien – être, et servant à améliorer la santé, personnelle comme publique
- Un sport qui se donne des objectifs sur l’environnement par le biais d’une responsabilisation citoyenne : on rencontre en effet un ensemble d’associations qui relient des raids et parcours, des sports de plein air, à des exigences relatives à la faune et la flore, à la préservation d’un avenir
- Les activités sportives attachées à tisser du lien social, dont intergénérationnel : Sachant qu’en 2020, les seniors représenteront 44% de la population et disposeront de 55% des revenus et du patrimoine, les actions qui, dès à présent, s’occupent de faire partager des APS à un public interages tendent à acquérir une importance spécifique ; et elles prennent place parmi les sports de détente en plein air se vouant à procurer un mieux vivre ensemble.
- Le sport tourné vers une population migrante ou étrangère à intégrer à la collectivité : proposées aux membres des DOM TOM et aux communautés diverses installées en France, ces loisirs sportifs, en s’adaptant aux particularités des bénéficiaires sont propices à sensibiliser aux valeurs de respect, d’attention aux autres et à ce qui nous entoure.
- Le sport consacré à une intégration de personnes handicapées : beaucoup de disciplines offrent des occasions, comme pour le golf éducatif, de concevoir des épreuves, des initiations, des animations, convenant à tous publics, dont handicapés. En complément du secteur très fourni des « handisports », se place un associatif soucieux de l’intégration de ces personnes ; sachant que l’attention aux particularités des participants rend attentif simultanément à des milieux à aménager, à entretenir.
- Le sport tourné vers l’animation de quartiers : les exemples se multiplient de structures émergentes qui implantent du culturel et du sportif au bénéfice d’habitants de quartiers, en vue d’une convivialité et d’une qualité de vie à améliorer.
- Une gamme de jeux sportifs déployés dans le cadre de Bases, de Centres, de Pôles : parmi les unités qui commercialisent des offres de séjours agrémentés de prestations sportives, on délimite une fraction d’entre elles, soit associatives, soit initiées par des collectivités (en corrélation avec les OTSI dans une stratégie de Pays), qui se dotent d’une mission de découverte des environnements (entre autres, par coopération avec un PNR) . En illustration, citons la création d’un parc de loisirs associant une galerie d’art à des attractions en pleine nature, dont sportives.
- Un sport lié à l’aventure, sous forme de voyages, de raids, de courses ou rallyes : on se réfère aux « raids nature multisports » qui mobilisent autour de 50 000 pratiquants chaque année. Dispersés et émanant d’initiatives locales, ils intéressent progressivement des instances instituées du mouvement sportif, telle l’UNSS. Proches sont les associations qui prolongent des APS par des déplacements à l’étranger, alliant sport, relationnel, découverte des environnements lointains.
- L’ouverture sur l’international, dont par des jumelages, incluant le partage d’activités sportives : le maillage dense de relations instituées entre collectivités, ainsi qu’entre établissements scolaires, de pays européens comporte presque toujours une part pour des échanges mutuels de pratiques sportives, dont celles de plein air.
- Le sport comme vecteur de découverte de pays du Sud, et associé à des actions de coopération : dans la masse d’initiatives dont l’objet concerne des actions de coopération avec des pays en voie de développement, on note la présence de participations spécifiquement sportives.
- Les sports pratiqués dans les enceintes de campings : les vacances familiales en camping n’ont pas cessé de drainer une part massive de touristes d’été, à côté des formules de gîtes qui ont émergé ; et l’évolution des détentes et loisirs collectifs ont amené les gérants et animateurs de ces espaces à y installer des jeux sportifs de plein air. Il resterait à infléchir vers des préoccupations environnementales ces sports portés par du ludique (énigmes, rallyes de patrimoine, etc.)
- Les sports en centres de vacances, en séjours sous forme de stages : nous citons ci-dessous la permanence, socialement, des colonies de vacances ; et de la même façon que dans le cas des campings, les responsables et animateurs veillent à les consacrer à des sports de plein air formateurs, éducatifs, sous forme de raids (canyonning en particulier) ou selon des programmes s’apparentant à des stages sur l’environnement.

Un sport de neige, les attelages en traîneau : on observe une montée en puissance de ce cas de sport – aventure, mais plutôt centré sur l’expérience qu’il apporte dans l’approche d’un environnement de pleine nature. Et l’un des objectifs dans la promotion de notre concept se situant dans une couverture de tous les milieux et de toutes les saisons, ce cas complète ceux, familiers, du ski de fond et de disciplines nouvelles, de glisse ou acrobatiques.

Parmi les sports aériens, la diffusion de clubs associatifs sur les ULM : nous avons déjà relevé le cas de l’ULM vecteur de chasse photographique ; nous le complèterons par la présence de plus en plus fréquente de l’ULM au sein de manifestations sur l’environnement (car il représente un outil d’observation privilégié), ainsi que dans le cadre de festivals à coloration sociale et citoyenne.

La liaison établie par des clubs d’arts martiaux avec l’éveil à l’environnement : la plupart des lieux de pratique des arts martiaux se donnent un objectif éducatif, au-delà du seul but de self – défense ; et une partie d’entre eux étend l’éducatif à l’environnemental.

L’usage en pleine nature du tir à l’arc et de l’arbalète : on compte un certain nombre d’utilisations de l’arc intégrée à des parcours de plein air, et pas seulement pour une chasse très réglementée.

Remarque : la pêche, la chasse, les sports mécaniques, sont provisoirement absentes de cette présentation. Ces trois types d’activités sportives figurent parmi les repérages de notre base de données ; mais leur caractère particulièrement « sensible » du point de vue des acteurs intéressés par la protection et la valorisation de l’environnement, nous amène à réserver les références collectées sur ces trois cas. Il nous paraît que les instances en charge de l’éducatif, de l’agriculture, de la jeunesse et des sports, sont appropriées pour traiter des conditions et modalités d’une intégration de ces formes de sports dans la recherche d’un développement durable.

POINT 2 - Le concept de « plein air nature », opportunité et atout pour intégrer le mouvement sportif dans un développement durable à 3 volets : finalités spécifiques, enjeux et potentiels des « E3 » par rapport au « sport nature » existant

Les quelques indications qui suivent précisent en quoi l’alliance entre les trois dimensions, en conjuguant l’environnemental avec l’éducatif et des valorisations économiques d’ordre solidaire, présente un champ d’interventions propres à promouvoir un sport « plein air nature » prenant place aux côtés des sports en structuration depuis une dizaine d’années, apportant des atouts nouveaux et complémentaires à ces derniers.

Dimension éducative, unissant la responsabilité citoyenne à l’ouverture sur les autres dans la Cité

On préconisera de mobiliser l’expérience acquise sur les jeux pédagogiques : propos illustré par l’exemple d’un écotourisme proposé par le biais d’un jeu interactif, où les visiteurs sont placés face à neuf itinéraires routiers et pédestres comprenant des escales qui sont en fait des énigmes, sous forme de contes et légendes, à résoudre pour se rendre d’un site à un autre.
Ici interviennent les organismes se chargeant de camps de vacances, et prenant place en prolongement des liens déjà étroitement établis avec l’USEP ou avec la Jeunesse au Plein Air (JPA) : Outre les principales fédérations qui occupent l’espace des services offerts dans le domaine de séjours (AROEVEN, CNAJEP, CEMEA, FRANCAS, FAL), il convient de se tourner vers des structures qui font bénéficier des populations particulières de sorties et déplacements pour des périodes de vacances : Secours Populaire, Secours Catholique, STAJ, Culture et Liberté, Ecole et Nature et bien d’autres encore ; et des initiatives permanentes déployées dans le cadre de Foyers Ruraux, sans oublier les MJC ni les Auberges de Jeunesse (souvent dotées d’une base VTT labellisée).
Le cas des colonies de vacances mérite de s’y arrêter : par an, environ 40 000 séjours en centres de vacances sont assurés . En 2002, elles ont accueilli 77 % des mineurs fréquentant les centres de vacances, loin devant les collectivités territoriales (12%), les comités d’entreprises (8%) et les sociétés commerciales (2%). Or, ces lieux et moments se tournent de plue en plus vers des ateliers de plein air formateurs.

Dimension environnementale, rapprochant les activités sportives des actions de préservation et de valorisation des espaces

On fera observer que des APS de plein air, envisagées globalement, présentent la caractéristique de se développer hors d’une appartenance à une fédération sportive, essentiellement en raison de pratiques motivées pour la découverte de milieux et les apports relationnels, c’est-à-dire sans s’inscrire dans des compétitions formalisées. Il en résulte une implication directe du sportif dans une culture de l’environnemental, de l’intergénérationnel, de l’interethnique , tandis que le sport de compétition est amené à construire une stratégie de rapprochement, du dehors, avec la préoccupation de lien social et de développement durable. Par conséquent, en étendant le sport nature à un plein air plus global, on contribue à faciliter notablement la valorisation sociale et culturelle que mérite le sport au sein de la mentalité collective.
Rappelons la multiplication, évoquée dans le listing précédent, des associations le cheval de découverte ; et notons l’engouement marqué pour l’âne de randonnées… Tant les programmes édifiés dans le cadre de Pays, avec le concours de PNR très souvent, que les animations permanentes prévues par les CPIE, les fermes pédagogiques, ou les réseaux d’accueil tels que Bienvenue à la Ferme et Accueil Paysan, constituent des gisements de sports de plein air doublé d’une éducation à l’environnement, ces deux objectifs s’intégrant dans des intentions et des démarches de dynamiques de développement local.

Dimension économiquement solidaire, articulant le mieux vivre ensemble et le respect des environnements à une utilité sociale porteuse de créations d’emplois et de formations

Parmi les familles d’activités citées au cours des remarques précédentes, un bon nombre se prête à déboucher sur des exploitations économiques, et qui s’adressent à des publics en difficulté ou relevant d’un besoin d’aide sur le plan de leur intégration sociale ou professionnelle : il s’agit des bases de loisirs, des lieux de vacances pour jeunes défavorisés, des loisirs équestres, mentionnés aux Points 1 et 2.
S’y ajoutent des pistes supplémentaires appelant une attention particulière : celle des Comités d’entreprises ; celle des Festivals. On relève, comme exemples phares, le Festival de la Randonnée Pleine Nature ; les Jeux mondiaux de l’environnement ; auprès desquels il convient de rechercher les fêtes locales et les innombrables festivals thématiques qui fleurissent depuis quelque temps, où s’insèrent des pratiques d’ordre sportif – culturel.
On soulignera qu’introduire une démarche de soutien et de création à des entreprises d’économie solidaire fait intervenir de larges possibilités pour initier et accroître des coopérations, mutualisations, échanges, avec les structures chargées d’accompagner ce type d’unités de production et de services. Ainsi des organismes de financements solidaires, des réseaux d’ingénierie (boutiques de gestion, couveuses, etc.), en plus des organes de micro-finance et de financements solidaires (Cigales, Love Money, Finansol, etc.) ; de même, articuler le sport de « plein air nature » avec le développement durable, l’éducation populaire et l’économiquement solidaire, fait bénéficier des implantations mises en place depuis 2002 sur cet ensemble de projets, au niveau de territoires (cf. le « Réseau des Territoires pour l’Economie Solidaire » qui rassemble la plupart des grandes métropoles nationales)
Routes et circuits (olivier, châtaigner, vins ; Route de la bio en Aquitaine, etc.) forment un champ d’initiatives où l’économique se combine avec le festif qui fait appel à des sports. Il suffirait de constater la densité des installations et des manifestations, à échelle européenne, drainées par les Chemins de Compostelle…
Ces dispositifs territorialisés complètent les programmes progressivement implantés par les Pouvoirs Publics (notamment à la suite des Assises Nationales de la Vie Associative, des Etats Généraux du Sport), nationalement et dans les régions, et qui apportent conseils et appuis logistiques : Points d’Appui, CIDJ, MIFE, etc. Ces recours globaux sont à conjuguer avec les soutiens suscités par le mouvement sportif, et qui sont rappelés au Point 3.
Parmi eux, on se bornera à mentionner ASPEL 71, conventionnant les micro – projets de la mesure 10B du FSE (En 2005-2006 : insertion par la pratique sportive ; Comité Départemental de Randonnée Pédestre ; valorisation d’espaces naturels à travers un parcours aérien acrobatique ; accompagner des jeunes dans l’organisation d’activités culturelles, pédagogiques, récréatives et sportives sur le Pays Avallonnais ; favoriser le lien intergénérationnels à travers une activité arts du cirque)

Le listing du Point 2 peut ainsi se voir compété par quelques regroupements supplémentaires d’actions autour des sports de plein air à vocation « 3E »
- Les sports liés aux entreprises, corporatifs ou initiés par des gestionnaires : on observe une montée de ces initiatives, qui serait à référer aux chartes mondiales sur les bonnes pratiques. Pour ce qui est de la tradition d’un sport FSGT, elle se poursuit dans des opérations comme celle d’une Convention de partenariat -l’Alliance- entre l’entreprise Gaz de France et la Fédération Française de randonnée Pédestre, déclinée en délégations territoriales.
- Les sports de plein air promus et structurés dans le cadre d’une politique des Pays : citions le cas de la SEM du Pays des Trois Rivières et Thiérache du Centre, consacrée à l’entretien de 350 km de chemins ; pour sa part, le Pays de la vallée de l’Aisne gère la maintenance des sentiers en faisant appel à des chantiers d’insertion. C’est dire la variété de formules économiques mises au service des espaces, dont l’amélioration dépend de pratiques sportives qui sont encouragées localement.
- Des opérations sportives effectuées en vue de réunir des moyens financiers : il est pertinent de réserver une place spécifique à ces actions associatives qui sont initiées dans le but de dégager des financements grâce auxquels implanter un projet sportif ; le plein air intervenant soit dans l’apport financier, soit au titre de bénéficiaire de celui-ci.
- Structurations de démarches où l’exercice de sports débouche sur l’emploi : ce point concerne les syndicats professionnels “sports de nature” ; la Commission Professionnelle Nationale de l’Emploi Formation (CPNEF) (créée le 13 Juillet 2005) ; le Programme « Parcours Animation Sport », offrant une formation d’accès aux emplois d’animation pour 2 500 jeunes en difficulté. Pour notre part, plus modestement, notre base de données recèle des cas d’actions où l’activité sportive de plein air à motivation environnementale est directement suscitée par une volonté de développer l’emploi.
- Actions de communication, de diffusion promotionnelle, au bénéfice de sports de plein air : nous rappelons dans le Point 3 combien il peut être décisif, si l’on tient à développer un secteur, de s’assurer du concours de moyens de communication. Il existe une presse sportive très fournie ; mais pour ce concept qui nous intéresse ici, il est recommandé de se tourner vers de l’image et du sonore. D’où une utilisation à préparer de médias de proximité, convenant à des manifestations sportives et éducatives localisées. Aux échelles régionale et nationale, des médias massifs peuvent alors relayer des évènements de plus grande ampleur, dans la ligne des récents « Trophées Eco-veille »
- APS insérées dans des festivals thématiques : les exemples déjà relevés semblent laisser prévoir une augmentation régulière, dans les organisations de ce type de manifestations, des prestations sportives à portée culturelle.

POINT 3 - Une stratégie d’accompagnement à élaborer collectivement : Perspectives possibles pour un développement d’études et d’actions :

On se contera de brèves indications, au titre de suggestions, étant donné que, si ce qui précède suffit à engager un suivi, la définition d’une ou de plusieurs stratégies visant à instaurer une démarche d’accompagnement sur la promotion de ce concept d’APS, relève d’un échange au niveau d’un Comité de Pilotage à initier au sein des organisateurs de l’Atelier ANDD

Concertations avec et entre interlocuteurs sportifs et associatifs : partages de vues à clarifier et partenariats à dégager

Instances sportives : Si l’on se base sur l’hypothèse de travail que la constitution d’un programme de développement pour un sport « plein air nature 3E » doit se situer en fonction de ce qui est en cours de réalisation avec le « sport nature », nous avons relevé que les instances et organismes suivants ont à être partie prenante d’un examen initial sur le devenir de notre proposition :
MEDD et MJSVA ; Conseil national de la jeunesse (CNJ) ; CNCD (Conseil National des CROS et des CDOS) ; Conseil National des Sports de nature (CNSN) (sports aériens, nautiques, terrestres) ; Conseil national des APS ( CNAPS ) ; dispositifs PDESI et CDESI, sous l’autorité du CNESI (voir la méthodologie formalisée par le CG de l’Ardèche) ; groupe de pilotage Activités Physiques de Pleine Nature (APPN)
La recherche de démarches suivantes aurait, à notre sens, à recueillir les avis de conseillers ou experts : issus du CERMOSEM et autres Instituts ou laboratoires de recherche déjà occupés à des thématiques sportives, outre les organismes de formation officiels, que sont l’INJET, l’IREPS et les CREPS particulièrement sensibilisés au développement des professions portant sur le sport de plein air et de nature

Réseaux associatifs et autres acteurs sportifs : Nous renvoyons ici aux détails des Points 1 et 2, qui ont argumenté sur les apports à attendre de la part des principaux réseaux qui lient des APS à de l’éducation populaire, à une sensibilisation à l’environnement, et à la création d’emplois par des entreprises solidaires :
AROEVEN, JPA, Ligue de l’Enseignement (avec USEP – UFOLEP – UNSS), CEMEA, Francas, Foyers Ruraux, MJC, Auberges de Jeunesse ; CPIE, CFEE, ARPE ; Passerelles Eco, TEE, Accueil Paysan, sans omettre Artisans du Monde et les réseaux de commerce équitable…
Bien évidemment, le sport corporatiste et d’entreprise se doit d’être présent : par la FSGT, etc.

Concertations avec des instances décisionnelles et des pouvoirs publics : de l’échelle locale au national, en impliquant élus et administrations de tutelle

Les groupes de réflexion internes au mouvement sportif ayant pour mission de dégager des axes de préconisations aptes à recevoir des soutiens de la part de pouvoirs publics et de collectivités territoriales, ont à confronter les résultats initiaux de leurs rencontres à des représentants d’institutions susceptibles d’apporter des partenariats, sous forme de conventionnements entre autres :
Direction du Tourisme ; ONF ; chargés de mission sur la Politique de la Ville (avec la loi SRU), par exemple.
A cette phase, se pose la question des échelles de traitement de ce dossier, conjointement à un question d’ouverture des échanges aux milieux associatifs qui seraient, selon notre concept, les destinataires de mesures à adopter en faveur d’un tissu associatif à harmoniser au maillage fédératif. Les acquis engrangés par les travaux sur le « sport nature » forment un point de départ : en y recensant les CG et CR déjà impliqués ; bien sûr aussi, avec ANDES et l’AMF. Par relais successifs, posons que l’obtention de mesures programmatiques de la part de pouvoirs publics se donne l’horizon du CIADT pour aboutir. Parmi les étapes intermédiaires envisageables, on soulignera les relations à établir ou à entretenir avec les élus nationaux, députés et sénateurs : en spécifiant que dans la méthodologie de Cheminements figure un travail de suivi et veille documentaire sur ce point (les questions posées par les députés, de 2000 à 2006, étant triées et étudiées afin d’en extraire des données juridiques et de marquer les centres d’intérêts révélés par ces questionnements, ce qui oriente vers des élus à contacter…). Entre autres objectifs, est à étudier en coordination avec eux les faisabilités d’une ou de plusieurs labellisations, source de crédibilisation.
A cet égard, mentionnons notre méthodologie des Carnets de Route, employée dans nos diagnostics interactifs et participatifs, et qui prévoit de discerner deux sortes de structures de médiation, l’une capable de contribuer à promouvoir ce dossier et des aspects de sa mise en œuvre (des « leviers ») ; et l’autre de diffuser des informations auprès d’organisations invitées à se joindre à une extension progressive de participants (des « relais »)

LEVIERS (Soutiens institutionnels et outils de développement, financiers et organisationnels) :

On se tourne ici du côté de dispositions successives de mise en place des Contrats d’agglomération, de l’intercommunalité, des pays LOADT (sur lesquels nous avons participé à un rapport de recherche pour le compte du Ministère de l’Emploi) ; ajoutons les CESR, le CLCBE…
Les interlocuteurs auxquels proposer d’intervenir sur des appuis logistiques et financiers, outre ceux qui contribuent au développement du « sport nature », comme le fait la CAF avec les randonnées et les centres de vacances : les Fondations, demandant un travail particulier de démarchage.
Du point de vue des financements : clauses à introduire dans la gestion du Fonds National pour le Développement du Sport ; avec la dimension d’économie solidaire, la CDC, Finansol, le FIR avec France Active, et les délégataires du FSE interviendraient ; avec les CE, est à examiner la voie de l’épargne solidaire, dont les syndicats sont gestionnaires ; sans oublier le concours possible d’organisateurs, intervenants et participants d’autres Ateliers des ANDD, par exemple sur les Eco – quartiers ; et, aux échelles intermédiaires et locales, est à examiner l’opportunité d’inscrire, à propos de bases de loisirs labellisées par ce concept, des prestations relevant du Code des Marchés publics, qui a formé le thème d’un Atelier ANDD
Nous signalons enfin, à l’échelle locale, que notre base de données permet de détecter des espaces où se pratique un sport de « plein air nature 3E » et qui sont partie prenante de politiques territoriales : Régies de Quartier, CCAS, Missions Locales, MEE, MEF…

RELAIS (Réseaux et pôles territoriaux ; organes de communication ; activités promotionnelles) :

Sont déjà installés dans les actions d’information et d’animation : le Pôle Ressources National « Sports de Nature », au CREPS Rhône-Alpes ; les chargés de mission sports de nature pour le compte de PNR ; l’Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes (OVLEJ) de la JPA, etc…
Nous y joignons toutes les ressources de structures solidaires vouées à la communication, audiovisuelle comme multimedia et sur Internet : depuis la chaîne « Demain » , en passant par les magazines comme « Transrural Initiatives » et beaucoup d’autres, jusqu’aux associations infra - régionales qui se proposent de promouvoir les sports de nature associatifs et que nous répertorions…

Se tourner vers une échelle internationale : harmoniser des dispositifs avec l’Europe et positionner le développement durable dans des coopérations Nord-Sud

Nous nous abstiendrons de proposer des références au plan sportif : le CNOSF étant qualifié à la faire.
Il y a une représentation éventuelle à solliciter de la part d’organismes qui ont été cités au cours de l’Atelier comme veillant aux bonnes pratiques des entreprises multinationales : (Pacte mondial des Nations unies ; Sullivan Principles ; Déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales et politique sociale de l’OIT ; Principes directeurs de l’OCDE pour les entreprises multinationales ; Charte du développement durable de la CCI ; Lignes directrices d’Amnesty International ; Ethical Trading Initiative ; CERES (Coalition for Environmentally Responsible Economies) ; Principes pour la conduite des affaires de la Table ronde de Caux ; Projet de lignes directrices sur les droits de l’homme à l’intention des sociétés ; Clean Clothes)
L’on pense également à des opérations du type du 1er Forum euroméditerranéen des managers du sport, organisé par le CREPS de PACA
Sont aussi à envisager la participation d’ONG : telle DEI (nous sommes en relation avec le Secrétaire Général de DEI France)
Enfin, l’on pense à la vaste ressource à retirer d’un examen des fonds FEADER en voir de distribution (là encore, Cheminements est engagé dans un travail de recherche portant sur le 2° pilier de la réforme de la PAC, c’est-à-dire sur le développement rural, ce qui englobe logiquement la gestion économique du plein air… Rappelons à cet égard qu’un PNDR a fait l’objet d’une consultation nationale, close le 15 septembre, à laquelle nous avons répondu.)

Un point demeure à clarifier, celui de notre rôle, au-delà d’avoir formalisé un concept et d’avoir formulé la présente proposition dans le cadre de l’Atelier : la mise à disposition de notre base de données représente un atout s’il s’agit d’établir un état des lieux sur les potentiels d’un sport « plein air nature 3E ». De plus, Cheminements est lié par convention avec l’Université du Maine dans le but de réaliser un Atlas Interactif sur les innovations, modèle qui peut s’étendre à une mise en atlas de ce type des références réunies par nos soins et issues d’autres chercheurs ou experts. Le GREGUM est doté des outils cartographiques à cet effet, ce qui renvoie aux tâches du SIG avec le Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et Randonnée (PDIPR) ; ou encore à une participation à la préparation de topo-guides, tels ceux qu’édite le FFRP. C’est aux organisateurs de l’Atelier de décider des contenus et des modalités de notre contribution…

CONCLUSION

Puisque cette proposition pour un axe spécifique de travail prolongeant l’Atelier ANDD n’a de sens et de faisabilité que par la coopération de tous, cette note de présentation initiale n’est qu’allusive.
Si elle rencontre un écho positif, un dossier plus étoffé et plus détaillé est à transmettre ultérieurement, répondant à des demandes formulées par les pilotes et les intervenants de l’Atelier intéressés, qui sont les destinataires.

Achevé le vendredi 03 novembre 2006
Jean-Claude DIEBOLT, Président de Cheminements

Voir en ligne : spip.php?site0

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