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lundi 20 novembre 2006
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-

Sport et éthique : valeurs et normes

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[*[|[(Sport et éthique : valeurs et normes
)]|]*]

Postface de Marc Maes, Directeur du Comité Olymique et Professeur aux Facultés d’Education physique de l’Université Catholique de Louvain et de la Vrije Universiteit Brussel

Le sport joue un rôle important dans la vie d’une grande partie de la
population. On assiste à une véritable emprise du sport sur toute la société. Le sport n’est plus une simple question de loisirs, mais est lié à de nombreux autres aspects de notre société et se manifeste de différentes manières :
croissance de la pratique active et passive du sport, augmentation de diverses activités à caractère sportif et du nombre d’installations sportives, développement du sport et importance croissante du sport dans l’éducation, la santé et l’intégration. Le " virus du sport " ne connaît pas de limites : du sport de haut niveau au sport de loisirs, du fitness d’entreprise aux sports de combat, les médias, l’image des produits…
" Le sport est bon pour le corps et l’esprit ", voilà une assertion que plus personne ne récuse, même si, parallèlement, de nombreux aspects négatifs apparaissent également. Le sport n’est pas un îlot dans la société, mais fait bien partie intégrante de celle-ci. Les évolutions de la société exercent une grande influence sur la manière dont les gens peuvent ou veulent pratiquer le sport. Ces évolutions ont donc des répercussions sur le sport, lequel s’inscrit au sein de valeurs, de normes et d’habitudes en vigueur dans la société. Aujourd’hui, les questions touchant aux valeurs et aux normes suscitent beaucoup d’intérêt dans différents secteurs de la société et le sport n’échappe pas à ce regain d’intérêt et à ce jugement critique.
Comment le sport – en tant que forme d’épanouissement humain et d’intégration sociale – peut-il se développer dans une société en mutation ?
Quelles sont les influences des différentes évolutions de la société sur le sport ?
Qu’attendons-nous du sport, que nous soyons sportifs actifs, passifs ou pas sportifs du tout ?
C’est en ayant ces questions en tête que la Fondation Roi Baudouin mènera une réflexion prospective sur la relation " société – sport ".
Tout d’abord, la Fondation a chargé différents instituts de recherche de rédiger un rapport concernant divers thèmes liés au sport sur base d’études et de recherches existant déjà. Le présent rapport " Sport et éthique : valeurs et normes ", est l’un des fruits de ce travail.
Fondation Roi Baudouin
Décembre 2000

INTRODUCTION
Le sport est une activité symbolique, qui est de l’ordre du sens, du goût de vivre. Ceux qui le pratiquent y trouvent un accomplissement ; ceux qui participent comme spectateurs à un événement sportif de haut niveau sont portés à considérer les personnes qui l’accomplissent avec éclat, de manière prestigieuse, comme des modèles qu’on admire et auxquels on aime s’identifier ; ceux qui contribuent à l’organisation d’une épreuve sportive peuvent également y trouver satisfaction et valorisation. L’éthique du sport doit penser l’activité sportive sous tous ses aspects. Elle doit reconnaître le sens que le sport peut avoir pour l’homme et la société. Elle doit réfléchir aux conditions éthiques qui doivent être respectées pour qu’il demeure une activité digne de l’homme.
Elle observe également, avec intérêt, tout un ensemble de pratiques corporelles qui ne constituent pas à proprement parler du sport mais qui peuvent en être rapprochées et qu’on désigne plus souvent par le terme d’activités de loisirs actifs. Dans tous ces cas, il ne s’agit pas d’activités
d’ordre instrumental, mais d’ordre symbolique.
Le sport de performance et de compétition ainsi que le spectacle sportif qui en est inséparable peuvent posséder une valeur symbolique, en ce sens qu’ils sont un lieu où l’être humain découvre et manifeste qu’il est habité par un désir de dépassement de soi, qu’il aime ce qui est plus beau et plus parfait, qu’il est ravi et enthousiasmé par ce qui est grand et merveilleux lorsque c’est accompli par l’homme.
L’éthique du sport ne remplit sa tâche que si elle reconnaît les valeurs qui sont propres au sport et constituent sa spécificité : le dépassement de soi, la valeur symbolique de la performance. Ces réalités ont leur sens en elles-mêmes, même si elles doivent rester ouvertes à l’ensemble des autres valeurs. Elles sont de l’ordre de la gratuité et relèvent de la liberté. Personne n’est obligé à la performance ; si on la recherche, c’est librement, parce qu’on aime le faire, parce qu’on veut et peut y exprimer une part de son humanité. La manière d’articuler et de conjuguer gratuité et efficacité, liberté et justice ou solidarité, liberté du sportif et autorité des associations sportives représente un des principaux problèmes de la morale sportive.
L’éthique du sport est particulièrement invitée à redécouvrir sans cesse l’importance du fair-play, sa richesse et sa valeur pour le sport et pour l’ensemble de l’existence, ses nombreuses dimensions et sa profondeur. Elle ne peut être insensible au fait que le sport est souvent considéré comme une grande école de courage, de persévérance, d’endurance, qu’il est un lieu où la personne peut apprendre à la fois à s’engager personnellement et à rencontrer les autres, à collaborer avec eux,
à les respecter et à tenir compte d’eux.
Par ailleurs, la morale sportive ne peut négliger les valeurs communes : respect de la santé et de la vie, souci de la sécurité, respect des valeurs familiales. Se passionner pour le sport, ce qui est légitime, quoique à certaines conditions, ne se justifie que si on se veut ouvert à l’ensemble des valeurs, y compris la justice et la paix.
L’activité sportive, si elle est bien conduite, peut être au service de la santé ; facteur de développement personnel et de meilleure intégration sociale. Elle peut être la fête de la fraternité et de l’amitié, facteur de rencontre entre les personnes, les groupes d’âge, les groupes
sociaux, les nations. Par là, elle peut contribuer à la paix et à la reconnaissance mutuelle dans l’acceptation des différences.
Mais elle peut aussi, si on n’y prend garde, constituer une menace pour la santé physique ou pour le développement intégral de la personne humaine. Elle peut s’accompagner de violence ou même la générer. L’éthique du sport doit s’attacher à discerner et à différencier les pratiques sportives et corporelles qui sont humanisantes et celles qui, loin de l’être, sont aliénantes. Les premières valorisent l’être humain dans sa totalité. Les secondes ne tiennent pas compte de l’être humain qui pratique le sport et qui en constitue la réalité principale. En le subordonnant indûment à des objectifs extérieurs à lui, elles nient en pratique la primauté de la personne humaine.
Le sport est au service de la paix au sens où il diminue la violence et accroît la justice sociale, mais seulement si l’homme veut le pratiquer dans cet esprit et si de justes institutions l’aident à le vivre de cette manière.
Le sport ne sera humain et juste que si le sportif bénéficie d’une protection légale de ses droits et se voit accorder une aide sociale lorsqu’il rencontre dans sa carrière sportive des difficultés liées à
l’âge, la maladie, l’accident ou l’absence prolongée de réussite.
L’éthique du sport a comme fonction de reconnaître la valeur et l’importance de la liberté avec laquelle une personne humaine et un sujet social choisissent de pratiquer ou non une discipline
sportive. La liberté de la personne concerne également les modalités selon lesquelles elle vit les pratiques corporelles. Un sujet peut opter pour une pratique sportive où la compétition, la recherche de performance, la passion, le risque et le spectacle sont des éléments essentiels.
D’autres personnes préféreront se consacrer avec mesure à ce qu’on appelle le sport pour tous ou s’orienter vers des pratiques corporelles où la compétition n’a qu’une place limitée. La liberté caractérise les choix du sportif lui-même, mais aussi ceux de nombreux autres sujets sociaux :
les spectateurs, les organisateurs, les informateurs sportifs, ainsi que les décideurs politiques ou les entreprises qui parrainent les activités sportives.
L’éthique du sport, parce qu’elle porte intérêt à une pratique corporelle émanant de la liberté d’une personne singulière ou de celle de plusieurs personnes s’associant volontairement, devra nécessairement se préoccuper de justice et de solidarité. La seule affirmation de la liberté ne
suffit pas. Si l’éthique reconnaît que le sport sous ses diverses modalités peut être une valeur qui s’offre à la liberté de l’homme, une attitude logique consistera à affirmer en même temps que cette valeur doit être accessible à tous ceux qui le souhaitent. Comme c’est le cas dans plusieurs législations européennes, il s’agira de revendiquer le droit pour tous d’avoir la possibilité de pratiquer le sport s’ils le souhaitent et en ont la possibilité. Toute personne doit avoir le temps nécessaire et les ressources pour mettre ce droit en oeuvre. Tout être humain a aussi le droit de recevoir une formation et une éducation qui lui permettront de comprendre la valeur que revêt le sport pour lui, s’il le souhaite. Il doit avoir accès à une information sportive pluraliste afin de réfléchir au sens que peut avoir le sport pour lui et à quelles aliénations ou perversions il
peut aboutir. Il doit être protégé contre des initiatives provenant de mouvements religieux ou idéologiques qui cherchent indûment à le détourner du sport, à rendre très difficile le libre accès au sport ou au contraire à l’orienter subrepticement vers des pratiques du sport ou vers des pratiques corporelles déshumanisantes.
L’éthique, qui est attachée à la liberté et à la libre confrontation entre les personnes, sera aussi attentive à reconnaître toutes les formes inacceptables d’inégalités qui se manifestent dans le sport ou dans le domaine des loisirs actifs. Elle n’acceptera pas des inégalités qui mettent en péril la cohésion sociale : une société où des valeurs hautement symboliques ne sont accessibles qu’à quelques-uns et où au contraire beaucoup sont exclus de ce qui leur paraît vital, est vouée à
l’éclatement et au désespoir. Dans le domaine du sport et des loisirs aussi, les inégalités provenant de la libre confrontation entre les personnes ne sont admissibles que dans la mesure où cette acceptation de la liberté et de l’inégalité représente une valeur et un profit pour tous, y compris pour les moins favorisés.
L’éthique du sport, parce qu’elle exprime la visée d’une vie bonne et libre pour tous, devra être attentive à percevoir les situations où la manière de certains de vivre leur liberté comme sportifs ou comme agents économiques ou sociaux, représente pour d’autres personnes une menace pour leur liberté ou leur dignité. Si un système sportif aboutit à transformer des êtres humains en machines à performances ou en purs objets de spectacle, par le biais de formes de surentraînement ou par des pratiques de dopage à la fois nuisibles à la santé, contraires à l’esprit sportif et étrangères au sens du sport ou des loisirs, ces personnes sont niées dans leur dignité et leur intégrité ; elles sont alors sacrifiées indûment à un objectif, peut-être valable en soi, mais
inacceptable par la forme de servitude qui leur est imposée.
L’affirmation de la liberté par l’éthique du sport doit être première et pourtant elle doit être tempérée par la volonté de produire une société de loisirs, une culture sportive, un monde sportif où la vie peut être bonne, libre et humaine pour tous, pour les meilleurs ou les plus favorisés par le destin ou par les circonstances, mais aussi pour tous les autres.
Au début du XXe siècle, le monde sportif semblait exemplaire, susceptible de rendre l’existence plus humaine pour beaucoup. A la fin de ce siècle, il devient évident que le monde sportif est peut-être lus inhumain et plus injuste que de nombreux aspects de la vie économique ou politique. En
décembre 1995, la Cour européenne de Justice n’a-t-elle pas imposé au monde du football européen le respect de certaines règles essentielles relatives au contrat de travail des sportifs ?
Au cours de ce siècle, le temps consacré au travail a diminué pour beaucoup en Occident ; le temps les loisirs s’est accru. Cette évolution est positive. Pourtant, il apparaît en même temps que les mirages et les illusions se rencontrent si fréquemment dans le monde des loisirs et détournent beaucoup de personnes d’une vie responsable et engagée. L’éthique doit accompagner le mouvement qui se manifeste actuellement et qui tend à vouloir que le degré de justice qui existe, bien que de façon encore très limitée, au plan social, dans le monde du travail, imprègne
aussi le monde du sport et peut-être demain l’ensemble des activités symboliques. Le monde du sport et des loisirs, parce qu’il est un monde de liberté, ce qui est positif, est susceptible de devenir un monde d’injustice et d’inégalité. L’éthique sportive, tout en valorisant la liberté dans le domaine du sport et des loisirs, est appelée en même temps à indiquer les exigences de la justice et de l’équité.
Le sport tient une place très importante dans la culture de notre temps. Il est urgent que les sportifs bénéficient d’une protection sociale dans les moments difficiles de leur carrière, lorsque celle-ci est interrompue par l’âge, la maladie, l’accident ou simplement par l’absence de réussite.
Les religions ont joué tantôt un rôle positif, tantôt un rôle négatif, dans le développement du sport et d’une culture des loisirs. Certaines formes de vie religieuse ont été sensibles à la liberté de la personne humaine. D’autres ont plutôt cherché à limiter la liberté de l’homme, contraignant dès lors celui-ci soit à choisir de prendre distance par rapport à la religion telle qu’il a appris à la connaître,,soit de renoncer en partie mais indûment à sa liberté.
Les religions ont souvent aidé les personnes à vivre quelque chose de plus humain ; elles ont aussi été associées à des situations inhumaines, injustes, indignes de l’être humain. Actuellement, bien des agents sociaux à leur tour contraignent les grandes religions à devenir plus humaines, sous peine de ne pas être admises comme partenaires de l’échange social.
Les religions peuvent-elles contribuer à développer une manière responsable de conjuguer liberté et justice ? Elles ont parfois eu du mal à affirmer la liberté contre l’autorité dans le domaine religieux
comme dans le domaine social. Au cours du millénaire qui vient de s’achever, nombreux furent les courants théologiques en Occident qui fondèrent la foi sur l’autorité, celle de Dieu et celle de l’Eglise.
Les grandes religions aujourd’hui sont résolues à se préoccuper de justice, en même temps que de liberté, au plan économique, dans le monde du travail. Fort marquées, surtout dans le passé, par la
lutte d’influence entre les différentes religions, elles acceptent aujourd’hui la compétition économique, pourvu qu’elle soit soumise à une juste régulation éthique et sociale. Seront-elles en mesure d’être un ferment de justice non seulement au plan économique, mais aussi dans les lieux
symboliques, comme le sport et les pratiques de loisirs ? Sauf exceptions qu’il faudrait étudier davantage, elles acceptent et encouragent la pratique du sport, y compris le sport de compétition, et sont particulièrement sensibles aux conditions éthiques que le sport doit respecter pour être et devenir de plus en plus humain. Elles devront aujourd’hui et demain être un agent parmi d’autres qui permet au monde sportif de vivre simultanément liberté et justice, individualisation et solidarité, compétition et respect de la dignité de la personne humaine. Actuellement, c’est plutôt le monde économique, politique et juridique qui cherche à tempérer la liberté par la justice dans le domaine du sport.
L’éthique du sport, comme toute forme authentique de pensée morale, est avant tout attachée à percevoir les aspects positifs de ce qui se vit dans l’activité qu’elle considère. Mais ce regard initialement positif ne peut pas empêcher l’éthique d’être sensible aux aspects problématiques de ces domaines. L’éthique du sport est sensible à la beauté du sport ; mais elle découvre aussi tout ce
qui dans le sport et dans le domaine des loisirs actifs a cessé d’être beau, juste et humain. Elle voit que la justice et l’équité ne sont pas toujours respectées, pas plus que la liberté, alors que pourtant
c’est au nom de la liberté, alors mal comprise et vécue, que beaucoup d’inégalités, d’aliénations et d’injustices se vivent.

1. Le sport est un lieu de liberté, où les sujets ont
la responsabilité de vivre les valeurs éthiques

1.1. Le sport est un lieu de liberté. Nous verrons qu’il est aussi un domaine où la personne humaine rencontre des exigences et des normes, des valeurs et des règles. Il est un lieu de
liberté, car si tout être humain a le droit de pratiquer le sport, il n’a pas l’obligation de le faire. Dans une culture, comme la culture moderne, où la personne est soumise à beaucoup de contraintes et d’obligations sociales, si elle veut vivre une vie vraiment humaine et socialisée, le
sport apparaît comme une enclave de liberté. Il y a des contraintes diffuses, comme dans toute culture. Mais il y a de plus beaucoup de règles écrites, d’obligations sociales que le sujet humain
est censé connaître et qu’il doit respecter.
Dans le domaine du sport, même si la pression peut parfois être très forte, le sujet demeure libre d’accepter cette proposition ou de la refuser. La pression peut être familiale ou sociale : les parents, les amis, l’omniprésence du sport dans les médias, tout cela peut devenir une influence diffuse très forte, à laquelle il devient difficile d’échapper. Mais enfin, même si, comme les documents du Conseil de l’Europe l’ont recommandé, le sport est un droit qui doit être ou devenir accessible à
tous, le sujet reste libre de le vivre ou non. Il n’y a aucune obligation, même si l’incitation peut être très appuyée, très enveloppante. L’incitation peut venir de l’intérieur ; elle peut aussi venir de
l’extérieur ; elle peut advenir de plusieurs côtés simultanément ; les diverses influences alors se renforcent mutuellement. Le sujet peut avoir l’impression d’y échapper difficilement. Mais s’il le choisit, il peut s’en tenir à distance.
Si le sujet choisit de pratiquer le sport, plusieurs options s’ouvrent à lui. Il peut sélectionner un sport et en délaisser d’autres. Il peut opter pour le niveau auquel il pratique le sport, comme amateur simplement intéressé ou comme spécialiste, comme connaisseur averti ou comme professionnel expérimenté, de façon régulière ou épisodique. Il peut y consacrer peu ou beaucoup de temps, peu ou beaucoup d’argent, peu ou beaucoup d’intérêt. S’il est très bon, il sera soumis à de fortes incitations ; mais il n’a pas d’obligation de les suivre. Il peut choisir des activités qui sont reconnues comme sportives par tous, notamment par les milieux de l’information. Mais il peut aussi préférer se consacrer à des activités qui ne demandent pas que l’on s’affilie à un club, se livrer à des activités physiques qu’on pratique beaucoup plus librement. Même si on y consacre du temps et de l’argent, même si on tient beaucoup à ce type d’activités ; on reste éloigné du sport au sens plus courant. Il est important, nous le verrons plus loin, de maintenir ouverte cette large
perspective de la pratique du sport.
Certains pratiquent le sport effectivement. D’autres le vivent comme par délégation, par procuration. Ils participent à la réalité sportive comme organisateurs, comme entraîneurs, comme spectateurs, comme parents, comme proches, comme médecins ou kinésithérapeutes.

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